Mettons un peu de poésie dans nos villes

 

Et si on mettait un peu de poésie dans nos villes ! Saviez-vous qu’une ville peut être labellisée “ville ou village en poésie” ? 

 

Tout d’abord, un peu d’histoire… En 1989, Michel Butor, poète, romancier et enseignant, s’installe à Lucinges. C’est entre 1989 et 2016, qu’il écrit de nombreux textes et plusieurs centaines de poèmes depuis sa maison dénommée à l’Ecart.

Suite à son arrivée et à son contact, de nombreux événements littéraires et poétiques vont voir le jour. C’est ainsi que Michel Butor poétise sa ville… Classe non ?

1. L'appellation "ville et village en poésie", c'est quoi ?

L’appellation “ville et village en poésie” c’est une appellation attribuée à toute commune donnant une grande place à la poésie aussi bien dans sa politique culturelle que dans la vie locale de ses citoyens.

Créé par le Printemps des poètes et la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC), le label récompense les villes qui donnent ainsi fièrement à leur vie culturelle, les couleurs de la mélodie des mots.

Pour cela, elles doivent avoir un réel engagement de durabilité autour de cette politique en apportant notamment des initiatives poétiques pérennes. Par exemple, des initiatives qui inscrivent la poésie dans l’espace public, comme des rues ou établissements baptisés de nom de poètes ou encore des affichages poétiques. A noter, les initiatives doivent le plus souvent être accessibles à tous et transgénérationnelles.

2. La charte des 15 critères

Toutes les communes peuvent candidater au label “ville ou village en poésie”. 

Plus formellement, pour qu’une commune soit labellisée il faut qu’elle réponde à au moins cinq critères parmi une liste de quinze 📑.

En voici sept pour exemple :

1. Participer au Printemps des poètes par l’organisation de manifestations pendant la quinzaine festive de mars: lectures, spectacles, animations poétiques, affichage dans la ville ou le village….

 

2. Créer une Maison de la poésie, structure pérenne chargée de piloter un programme d’événements à destination du grand public, des bibliothèques et des établissements scolaires.

 

3. Donner des noms de poètes à des rues, des lotissements, des bâtiments publics (bibliothèque, centre culturel…) et profiter de l’inauguration pour initier des lectures publiques.

 

4. Favoriser la pose d’un affichage de poésie pérenne dans divers endroits de la ville ou du village (ex: plaques de plexiglass sur lesquelles sont gravés des poèmes à Saumur).

 

5. Créer un promenoir poétique dans un jardin public comportant des stations poétiques (exemples: poèmes gravés sur des plaques, totems, cairns, bancs poétiques avec casques audio faisant entendre des poèmes dits par des comédiens…). Ces parcours poétiques peuvent s’adapter à d’autres lieux (musée, châteaux…).

 

6. Favoriser l’émergence de projets poétiques dans les établissements scolaires (invitations de poètes à l’école, brigades d’intervention poétique …) par une aide financière spécifique.

 

7. Initier une résidence de poète avec une bibliothèque, un établissement scolaire, un centre culturel…

 

 

Retrouvez la liste complète des 15 critères ici ▶ https://www.maire-info.com/culture/label-ville-en-poesie-ou-village-en-poesie

3. Un logo distinctif

Une fois la ville labellisée, elle dispose d’un logo spécifique, créé par Ernest Pignon-Ernest. Toutes et tous peuvent ainsi l’afficher fièrement, pour porter bien haut les couleurs de la poésie.

 

▶ Allez, pour finir et pour le plaisir… On vous laisse en poésie, avec un petit poème d’Anna de Noailles :

 

La cité natale

Heureux qui dans sa ville, hôte de sa maison,

Dès le matin joyeux et doré de la vie

Goûte aux mêmes endroits le retour des saisons

Et voit ses matinées d’un calme soir suivies.

Fidèles et naïfs comme de beaux pigeons

La lune et le soleil viennent sur sa demeure,

Et, pareille au rosier qui s’accroît de bourgeons,

Sa vie douce fleurit aux rayons de chaque heure.

Il va, nouant entre eux les surgeons du destin,

Mêlant l’âpre ramure et les plus tôt venues,

Et son coeur ordonné est comme son jardin

Plein de nouvelles fleurs sur l’écorce chenue.

Heureux celui qui sait goûter l’ombre et l’amour,

De l’ardente cité à ses coteaux fertiles,

Et qui peut, dans la suite innombrable des jours,

Désaltérer son rêve au fleuve de sa ville…

 

 

Sources : 

https://www.printempsdespoetes.com/Villes-et-villages-en-poesie

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *