Un potager au coin de votre rue, ça vous dit ? #lepotagerurbain avec Proxima

Un rêve possible et accessible à tous

Cultiver ses légumes près de chez soi, c’est le rêve non ? On y a presque tous pensés ! Mais comment y parvenir réellement ? Y’a-t-il des démarches administratives à entreprendre ? Cela nécessite-t-il forcement de grands moyens ? Nous allons répondre à toutes vos questions 😊

Les premières étapes !

D’abord, il faut trouver un lieu adéquat, tout terrain ayant une superficie minimale de 200 mest suffisant. Par ailleurs, le terrain choisi doit être facile d’accès pour un transport optimal des outils.

Lors du choix du lieu, il faut également tenir compte de certains paramètres essentiels. Ces derniers sont d’ordres administratifs et physiques. Les démarches administratives sont impératives avec entre autres : l’obtention d’une permission de la part du propriétaire du terrain ou de la mairie et la vérification de l’exploitabilité du terrain. Les éléments physiques quant à eux incluent : la qualité de la terre en termes de possibilités de culture et de limites, la proximité avec les habitations, la qualité de l’ensoleillement ou encore la proximité avec les points d’eau.

Proxima / permaculture

Certains propriétaires proposent leurs parcelles contre une participation symbolique ou juste l’entretien de la parcelle. Pour connaitre les diverses opportunités disponibles près de chez vous, la meilleure option est de vous renseigner auprès de votre municipalité.

L’objectif étant aussi de créer du lien social, la formation d’un groupe est en général à partir de 10 personnes, le jardin pourra être alors géré sous le statut d’association. Afin de trouver les membres souhaitant adhérer à votre groupe, diverses techniques s’offrent à vous. Vous pouvez opter pour le porte-à-porte, les affiches dans votre voisinage, les réseaux sociaux et/ou des animations sur les places de marché ou lors d’une fête dans le quartier.

Une fois le groupe créé, il est important de tenir des réunions afin d’impliquer chaque membre depuis le début de l’aventure. Lors des premières réunions, tous les points importants à la mise en place du potager doivent être abordés. Ces points sont : le budget, le type de cultures, les techniques, la gestion de l’eau ainsi que l’organisation. Dès que ces points sont mis au clair, il faut attribuer à chacun des membres, des tâches précises.

Des légumes qui poussent en ville.. C’est possible ?

En ville, il est plus aisé de réaliser des jardins sur dalles à cause du manque d’espace. On en distingue deux types : les jardins établis sur des ouvrages souterrains (parcs de stationnement, voies express, etc.) ; les jardins installés sur un sol artificiel à un niveau supérieur à celui du sol, avec des contraintes limitant l’épaisseur de la terre ou du substrat. Dans ce dernier cas, il est possible d’établir un classement de ces jardins en tenant compte de leur utilisation, de leur rôle et de la végétation installée.

Ces aménagements peuvent être regroupés selon trois types de végétalisation caractérisés principalement par leurs exigences en entretien et leur poids au mètre carré. Ces deux paramètres conditionnent à leur tour le choix des végétaux, l’épaisseur et la nature du substrat.
On note ainsi trois sortes de végétalisations :

  • végétalisation intensive : jardins composés d’arbres, d’arbustes et de fleurs, et certaines infrastructures minérales (jardinières, pergolas, bassins…) ;
  • végétalisation semi-intensive : jardins composés d’herbes, de plantes vivaces et des petits arbustes ;
  • végétalisation extensive : jardins composés de mousses, de plantations basses annuelles ; on parle de toiture-terrasse ou végétalisation de toits.

Beaucoup de surfaces en ville sont minérales, c’est-à-dire composées de béton ou de bois. Il faut donc trouver des systèmes de culture permettant de cultiver ces surfaces hors-sol. La solution la plus simple techniquement est la culture en bac. Il est possible de planter tout type d’arbres et d’arbustes, il suffit d’adapter le contenant au végétal.

Il faut prendre en considération quelques éléments qui diffèrent de la culture en pleine terre : le milieu écologique est confiné : ceci limite la biodiversité du sol, il y a par exemple de nombreuses espèces de lombrics qui n’ont pas la capacité de vivre dans de si petits volumes ; de même, les racines ont peu d’espace pour se développer, il faut donc que le substrat soit de meilleure qualité pour que les plantes aient accès à la nourriture dont elles ont besoin ; la terre s’assèche beaucoup plus rapidement et est donc beaucoup plus fragile, contrairement à un sol de jardin où seule la couche superficielle peut s’assécher en général ; la menace de gel est plus élevée du fait du faible volume.

Cultiver sur bottes de paille, la bonne pratique pour un jardin urbain ?

Botte de paille / Culture de fraises

De plus en plus à la mode, cette technique a l’avantage d’élaborer un jardin rapidement avec une mise en oeuvre simple et très économique.
Les brins de paille agissent comme des éponges, mais ils ne nourrissent les plantes qu’après un stade avancé de compostage. Les tubes formés retiennent l’eau et les nutriments par capillarité.
On y ajoute des nutriments sous forme de compost ou matière azoté dans lesquels les racines des plantes vont se développer.

Les avantages de ce type de cultures sont :

  • le coût (3 à 5 € par bottes) ;
  • le taux d’herbes sauvages assez faibles car il n’y a pas ou peu de graines présentes dans les bottes ;
  • ergonomie (ce type de culture est idéale pour les personnes handicapées ou avec des difficultés physique car il n’y a ni à se baisser, ni à travailler le sol) ;
  • idéal pour terrains pollués en métaux lourds ou hydrocarbures car il n’y a aucun contact avec le sol environnant, c’est une culture hors-sol ;
  • simplicité de mise en oeuvre (légèreté du matériaux, simplicité technique).

On note cependant un inconvénient : les bottes de paille vont malheureusement se dégrader deux ans après leur mise en place, il faudra donc les remplacer pour une nouvelle culture.
Les bottes permettent surtout d’accueillir les légumes annuels qui se récolte dans l’année ou l’année suivante : haricots, pois, courges, salades, etc.

Alors prêt à planter dans votre quartier ? 🌱

Sources : https://youpijob.fr/blog/mon-exterieur/comment-creer-un-potager-collectif-510 / https://www.lovethegarden.com/fr-fr/article/mon-premier-potager

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